Débat intéressant chez le Parisian Gentleman sur une question qui me taraude moi-même souvent : celle de la limite entre mode (éphémère) et élégance (intemporelle).
L’élégance (façonnée par chacun) est-elle plus “personnelle” que la mode (sélectionnée, suivie puis abandonnée), alors même qu’elle est bien moins variée ?
Mode vs Elégance
La recherche de la mode en revanche passe par un look construit sur des symboles, l’attention étant souvent portée sur ce que représente le vêtement et non sur ses qualités intrinsèques de coupe ou de matière. On cherche une paire de wayfarer/clubmaster, une chemise en jean, des boat shoes ou des sneakers mythiques… autant de symboles qui permettent de sous-communiquer l’appartenance à une certaine communauté mode.
La recherche de l’élégance se résume souvent à quelques pièces clés, l’attention étant portée sur la qualité de leur exécution : un complet(-veston) parfait, une paire de chaussures parfaites, une chemise parfaite, la nuance se faisant ensuite dans les couleurs (et leurs associations) et les accessoires (pochette, chapeau…).
Comment joindre les deux approches ?
Deux solutions :
Rechercher parmi les éléments de mode “stylés” ceux qui comportent le plus d’élégance, d’allure, bref faire son shopping chez l’Eclaireur / Très Bien Shop / Oki-Ni, et s’habiller d’un jean Dior, d’une chemise western Kitsuné, de sneakers et d’un cuir Rick Owens et d’accessoires Margiela
Rechercher parmi les éléments de l’élégance classique ceux qui vont de l’avant : Ozwald Boateng et la nouvelle génération de Savile Row, avec une silhouette taillée au scalpel et des détails de couleurs ou de doublures

En conclusion, un extrait du très enrichissant commentaire d’Alex sur le billet
Il y a le style des amoureux qui vont fouiner, réfléchir et construire, et le style des imbéciles, qui vont suivre.
Mais dans une école comme dans l’autre (l’autre étant la culture sartoriale), les passionés et les suiveurs de sont pas à mettre dans le même sac.
J’ai eu la chance de pouvoir faire une journée d’essai au nouveau club de ce qui est désormais le “groupe” L’Usine : L’Usine Beaubourg.
En effet, après le succès de leur Club d’Opéra (en témoigne la liste d’attente pour s’inscrire), ils ont décidé d’ouvrir deux nouveaux clubs à Genève et Beaubourg.
C’est ce dernier qui nous intéresse plus particulièrement…
Le Club est situé au 20 rue Quincampoix, en plein coeur de Paris dans un bâtiment classé du XVIIIe à un demi pas du Starbucks et du centre Pompidou.
Evidemment le quartier est moins prestigieux que celui de l’Opéra puisqu’on y trouve plutôt des boutiques de souvenirs et des kebabs que des marques de prestige.
L’Usine
Mais tout cela n’a plus aucune importance une fois entré dans le club, véritable havre de paix au silence assourdissant pour ceux qui sont habitués au brouhaha des Club Med Gym.
L’atmosphère est vraiment apaisante, entre les petites bougies aux senteurs agréables, les murs en pierre, l’éclairage tamisé, la musique discrète, bref on se sent un peu dans un palace.
Il y également beaucoup de place. Je dirais qu’à nombre de machines égal, l’endroit est deux fois plus grand qu’un club med gym typique. On peut aisément circuler, et les machines sont bien séparées les unes des autres.
Cette atmosphère est également renforcée par le peu de monde présent : au plus fort de ma séance (certes un dimanche en fin de matinée) il devait y avoir 10 personnes dans le club.
Cependant le club est récent donc on peut s’attendre à une hausse de fréquentation dans les mois à venir.
Les Vestiaires

Une fois la petite visite terminée, je me dirige vers les vestiaires pour aborder plus sérieusement ma séance.
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